Partager l'article ! Voyeurisme parisien: Je ne compte pas spécialement définir une perversion dans toutes ses déclinaisons mais là, l'occasion faisait le la ...
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Je ne compte pas spécialement définir une perversion dans toutes ses déclinaisons mais là, l'occasion faisait le larron :
Alors que j'investissais dans un énième livre de développement personnel mais d'une école américaine cette fois ci (y a le second degré en plus généralement, 'sont moins académiques les amerlocs, z'ont moins peur de l'hérésie) (oui j'ai acheté un livre alors que j'en ai 15 à lire, voui voui voui c'est mal, c'est mal, c'est maaaaal) j'ai rajouté en prime une petite fantaisie : "Paris, manuel de survie".
Et là, le choc.
Je corresponds en tout point à la parisienne de base.
Non pas celle qui est méga friquée, qui bosse dans la com' ou le marketing -ça se saurait- et qui cherche à être à la pointe de la mode grâce aux soldes privées de grandes marques et à ses lunettes en plastoc avec des verres qui font tout sauf corriger la vue (si si si, j'en croise plein des comme ça dans la rue, surtout dans le quartier où je bosse, haut lieu de la mode tout de même alors si elles en ont, c'est que c'est THE tendance) (et même l'éduc en porte et pourtant elle n'a pas de correction à apporter, c'est dire) mais la parisienne qui ne s'intéresse pas à la météo parce qu'elle ne randonne pas mais plutôt au trafic ratp, qui va dans les bars à thème (même si je me fais fort -ce que j'aime cette expression, autant que "force est de constater"- d'éviter le Ice Kube alors que je plonge les poings fermés dans les bars à concept type le Zéro, les Furieux, le Black Dog où on y fait pas mal d'autres choses que boire et en particulier le bar sans thème qui est un concept à part entière puisque c'est juste un bistrot de quartier et que c'est tellement rare qu'il faut y aller (si je vous ai jamais parlé du Nun's, écrivez moi)), qui passe son temps dans les sorties culturelles au point de se laisser définir par ses lieux de prédilection (le Mk2 quai de la Loire, les Buttes Chaumont, la rue Oberkampf, les quais, l'Ile Saint Louis) et qui en plus aime des films dont l'absence absolue d'intrigue est le point clé du film parisien et dont le seul l'intérêt est qu'il est filmé à Paris, par un parisien, avec des parisiens dedans. J'ai pas envie de citer Klapisch, Louis Garrel ou Chiara Mastroianni mais tout de même.
C'est vrai qu'il ne se passe rien dans ces films.
(même si franchement j'adore Matthieu Amalric)
Bref, j'échappe au moins au cliché sur la boboïsation mais tout le reste -les évènements type Nuit Blanche, les Flash Mob, l'intérêt constant et répétitif pour "les vrais gens",- tout y est, ça fait peur mais c'est à mourir de rire et du coup, je combats the cliché numéro 1 : je me marre dans le métro.
(que je ne prends quasi plus rappelons-le, forte -allez, encore un ptit coup d'expression fumeuse-de mes 3km de marche bitumée quotidienne)
Bon sinon je lis quand même de la SF actuellement (Chroniques du pays des mères) et des fois je me renseigne sur la météo.