Présentation

  • : Le blog de Vanaheim
  • Le blog de Vanaheim
  • : Quelques domaines vus par ma propre subjectivité complètement subjective, sans prétention aucune !
  • Contact

Les blogs que j'aime bien

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 20:26

Allez hop, un mini tour du monde via la littérature, on commence par là où il fait bon vivre :

 

 

millesoleils.jpg

 

J'avais adoré Les cerfs-volants de Kaboul lu il y a quelques années et c'est totalement par hasard que j'ai reçu celui-ci il y a quelques jours. Les critiques concernant l'auteur sont rarement élogieuses et c'est quand j'ai eu l'avis de celui qui m'a fait don du livre que j'ai compris ce qu'on lui reprochait : que le fond l'emportait sur la forme, que l'histoire ne pouvait faire oublier que l'écriture n'existait pas. Pas de bol pour moi (ou pas) mais j'aime tellement le contexte politico-culturel décrit dans ces livres que justement le style m'importe peu. Les descriptions d'un pays ravagé par la guerre et la dictature religieuse font oublier l'absence de tournures.

 

Donc ce petit roman socialo-dramatique sur quelques personnages afghans entre 1978 et 2002 reste pour moi diablement plus marquant que n'importe quel témoignage, d'autant que l'auteur est lui-même afghan en plus d'être un homme.

 

Là encore, on rappelle qu'il fait bon vivre dans les pays musulmans de manière générale et encore plus quand on tombe dans l'islamisme. Parfois un peu sentimental mais on le serait à moins face à des destins complètement étouffés par l'obscurantisme et la tyrannie.

 

Et pour jouer la fille de gauche je me dis que puisqu'aucun collégien ni lycée n'est plus foutu de lire un Balzac, qu'il lise donc celui-là, y a pas de descriptions, choses que les illetrés (oui je suis intolérante et je m'en fous) n'ont jamais pu supporter chez les naturalistes et qu'en plus ça leur mettra peut-être du plomb dans le crâne.

 

Dit comme ça, c'est le livre qui fait tout.

 

 

 

 

 

 

On remonte loin loin loin au nord :  

 

 

Lemecdelatombe.jpg

 

La rencontre de deux individus que tout oppose et leur union improbable. Il y a deux tomes : le premier raconte leur histoire, le deuxième raconte la suite de leur histoire. Tellement évident. Faut au moins ça pour un roman plutôt mignon, hyper hyper facile à lire sur un homme et une femme, l'un agriculteur l'autre citadine, l'un manuel l'autre intellectuelle, l'autre fidèle aux valeurs traditionnelles familiales l'autre adepte du progres. En filigrane, quelques descriptions de la Suède et de ses saisons, de la nature, du climat parfois ingrat, quelques lignes de paysages nordiques. Rafraichissant.

 

Du très bon dans le métro ; léger, drôle et parfois un peu triste. Et pis c'est suédois, merde.

 

 

 

 

Retour en arrière mais plutôt dans le temps :

 

Lacuree.jpg

 

 Pour beaucoup : un cauchemar remontant au collège. Pour d'autres : une description grandiose du Paris au XIXeme siècle. L'épopée incroyable, grandiloquente, majestueuse d'un Saccard (le 10eme des Rougon-Macquart), arriviste, carnassier, prêt à tout pour s'élever dans la société, sa montée dans l'échelle sociale, les tourments de Renée, jeune fille en proie au vice dont les désirs luxueux la feront basculer dans la folie. Sur un fond de spéculation, de pots de vin, de magouille qui font largement penser à des manipulations politico-politiques contemporaines. Le temps ne nous a rien appris, tout est dedans, absolument tout : l'enrichissement des élites au détriment des plus faibles, la capacité des uns et des autres à comploter et à profiter afin de toujours plus posséder, les duperies, les manigances, la fourberie.

 

Zola, maintenant, serait interdit d'antenne, c'est pas possible autrement.

 

 

Et retour au XXIeme en Angletere avec Le club des épluchures de patates que je viens de commencer. Mais je n'en pense encore rien.

 

 

Par Vanaheim - Publié dans : Des livres, encore des livres...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 23:29

(Je sais pas faire simple, c'est comme ça. Et pourtant, je sais aller droit au but, parfois. Parfois)

 

Il est des entrainements qui nous laisse songeur quant à notre capacité à progresser, à bouger ou à ne serait-ce qu'assimiler une notion que notre corps pourrait reproduire, juste histoire de dire que ce n'est pas "qu'intellectuellement qu'on a compris" et ce, totalement indépendamment de notre intérêt pour l'exercice : ce n'est pas parce qu'on aime qu'on devient plus doué. C'est plus facile d'apprendre et de travailler, oui. Mais d'assimiler, désapprendre et réapprendre ?

 

Quoique je le lise ici et là, le systema inculque une façon de bouger qui va dans le sens le plus cohérent et logique du corps mais à mon sens,  elle n'est pas la plus "naturelle". Si les mouvements en question  étaient naturels (donc innés.. ?) et qu'on les aurait perdus par nos différents conditionnements et traumas, ne serait-il pas facile de les retrouver dès lors qu'on est dans une recherche de "vérité corporelle" ?

 

Ce qui me laisse sceptique à ce sujet c'est qu'à titre d'exemple, à la fois il est assez facile de retrouver la capacité à profiter de l'instant dès lors qu'on a soigné nos angoisses -et là je pense en particulier à l'hypnose qui a eu des effets fulgurants sur moi- mais qu'en même temps, le cerveau aussi a sa persistance dans ses schémas de comportements et dès qu'on arrive à se reconnecter à ses sensations, on peut ré-apprendre à reconsidérer les situations de la vie auxquelles nous sommes confrontés mais sans pour autant forcément réussir à les changer. Mais cela dépend des situations, à quel point les réactions face à ces situations sont ancrées et à quel point on en retire un bénéfice, là encore.

 

Alors oui, se reconnecter à son corps, ça peut être super facile. Changer de comportement, ça peut l'être diablement moins.

(hein quoi qui a dit "comme le systema" ?)

 

Et la question en lien avec le systema serait : dans quel cas se situe la "rééducation du corps" ? Dans une simple recherche de reconnection avec ses émotions, comme un "stop" qu'on ordonne à son cerveau pour laisser son corps se mouvoir spontanément, ou toute une façon de devoir revoir son corps bouger dans la vie quotidienne ?

 

Le souci est que quand bien même nous aurions tous eu en nous cette capacité à être souple, fluide, à ne pas se crisper au moindre obstacle, un corps à 1 an et un corps à 30 n'est déjà plus le même, alors jusqu'à quel point peut-on prétendre que la tension est une réaction erronée à un stimulus extérieur ?

 

L'autre argument qui me fait pencher du côté de la deuxième option est liée à l'observation des enfants. Là encore combien de fois j'ai entendu que les enfants avaient "le geste parfait" parce qu'ils n'avaient pas -encore- subi les années de formatage et les tensions quasi inévitables liées à la vie ('tain c'est beau ce que je dis). Ben pour les voir quand même assez jeunes (plus, c'est pas possible), je peux avancer que :

 

- la majorité des enfants ne "bougent" pas mais "gigotent". Il y a des milliers de gestes complètement parasites dans la plupart de leurs actions, ne serait-ce que par leur manque de synchronisation et de schéma corporel. L'intention est souvent là mais elle est vite confrontée à ce que j'appelle le triomphe de la matière (un mur, par exemple)

- la plupart jusqu'à l'âge de 3 ans au moins sont incapables de pouvoir s'asseoir spontanément dans une position qui leur permet de rester assis de cette façon plus de 2 mn. Ils vont quasi tous se replacer, bouger une jambe, remettre une main.

- la plupart de leurs chutes sont des vautrages complets qui les terrifient.

- quand ils doivent se déplacer dans un espace encombré par des meubles, des objets ou leurs congénères, faut juste s'attendre à des moments de panique et à beaucoup de désarticulation.

 

Mais :

 

Oui oui oui, je n'ai jamais vu un enfant se relever autrement qu'en squat !

 

Quelques rares, de manière très exceptionnelle, avaient montré une fluidité et une légèreté assez stupéfiante que se seraient vite appropriés des théoriciens de l'animalité si seulement c'était plus répandu. Des épaules qui se retiraient devant une pression, des corps qui absorbaient des chocs de manière très déliée sans jouer les "monoblocs". Que seront ces enfants dans 20 ans ?

 

Tout ceci n'a rien d'une étude scientifique, c'est juste l'observation de quelques 500 enfants ces 2 dernières années :-)

 

Ou alors c'est mon champ d'observation qui est mauvais :

 

Les enfants détiennent la façon correcte de bouger mais après les années d'acquisition du schéma corporel, de la proprioception, de la latéralisation et ce, sans l'influence d'une quelconque activité sportive, donc avant les 6 ans.

 

 Auquel cas, faut que j'aille bosser en grande section de maternelle.

 

Diantre.

Par Vanaheim - Publié dans : La culture d'un physique.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 20:47

Dans très peu de cinémas, et pour cause :

 

 

Parce que c'est jouissif, parce que ça devrait être obligatoire, parce que c'est peut-être encore plus fort que La fabrication du consentement de Chomsky et c'est pas peu dire.

 

On attend, il parait. Quoi, je ne sais pas.
Mais comme on l'entend partout : ça va péter. Perso, j'y crois moyen.
Par Vanaheim - Publié dans : Séances obscures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:13

Je ne crois pas hein ?

 

Alors je peux savoir ce qui autorise des individus à prétendre avoir des droits sur moi, mon cul, ma personne, et ce que je vais en faire ? C'est quand même dingue cette mentalité. J'ai toujours pensé que le printemps était une période difficile parce que certains individus avaient du passer l'hiver le phallus en berne et que toute cette peau découverte, c'était une véritable provocation pour ces hormones refoulées soudain mises à mal avec des débardeurs et des top à bretelles. Quelle épreuve, ben oui, j'imagine. Combien de fois, moi, j'ai du m'empêcher de sauter sur un mec qui m'attirait. Quelle violence. Y a des périodes, comme ça, où on sait que ça va prêter aux remarques désagréables et les premiers beaux jours en font partie. Le soir, je passe dessus parce que  bien sûr que j'ai cessé tout comportement pouvant me mettre en danger -j'ai passé l'âge où je préférais rentrer à pied plutôt que m'épargne 20€ de taxi ou 1,70 de Vélib- et que même s'il suffit d'être parfois au mauvais endroit au mauvais moment, je me dis que si je multiplie les réactions de prudence, ça devrait passer. Faut juste que j'apprenne à pédaler plus vite mais naïve que j'étais, je pensais que mettre mes sweat-shirts avec pentacles et croix à l'enfer pour rentrer suffisaient.

 

Mais meeerde, même la journée, faut encore que des mecs se croient en plein scénario de film porno ? La femelle est à disposition, c'est ça ? 

 

Et même si ce n'est pas "sérieux", c'est pour "rigoler" (c'est vrai que c'est drôle que des mecs nous demandent de nous désaper, même s'ils sont loin), ça sous-entend quoi au niveau de la mentalité ? Qu'est ce qu'on peut avoir dans le crâne à part un vide nébuleux, un écho retentissant, un neurone isolé et étouffé par ses méninges surgonflées d'inactivité, parce que rien à protéger ?

 

Je sais que le plus désolant dans cette société est notre indifférence face à nos responsabilités, au fait que nous soyons manipulés, que l'élite corrompue nous transforme chaque jour un peu plus en mouton de la consommation mais je persiste et je signe : si ces boulets ne sont pas les plus dangereux, ça n'en reste pas moins des parasites, c'est tout.

 

Pour un abattage groupal des mecs en manque de connexions synaptiques, unissons nous !

Par Vanaheim - Publié dans : Pétage de plombs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 22:08

N'oublions pas à quelle période nous nous situons : celle des soldes.

 

Alors, comme la saison dernière, j'ai laissé trainer mes guêtres du côté d'un "Love store" (et non d'un sex-shop, autrement plus...franc du collier) (non mais c'est surtout que dans un sex-shop, une fille seule se fait vite alpaguer par quelqu'un qui veut soit la payer pour tirer un coup soit faire ça gratuitement) (et comme j'ai tendance à tomber dans le bénévolat, je préfère éviter) pour voir ce qu'ils pouvaient avoir soldé cette fois-ci.

 

Je conseille le "passage du désir" de Chatelet, assez grand pour circuler sans tomber dans le côté supermarché et aussi parce qu'il est assez bien achalandé avec des "sections" , du plus ou moins insipide au cradingue (mais ça reste du cradingue glamour, tout est dans la présentation). Pis bizarrement, les vendeurs ont l'air d'avoir raté leur entretien d'embauche dans une boutique de tatouage pendant que les vendeuses ont l'air de sortir d'un entretien chez Séphora (très bien maquillées, chignon assez strict et tailleur noir classe sexy). Mais l'avantage de ce genre de boutique, version glamour ou porno, c'est qu'on a toujours l'irrésistible envie de se transformer en bête de sexe (dit-elle avec ses cheveux mouillés, son sac à dos et ses Kickers) et qu'a priori c'est plus facile que de se transformer en cadre carriériste et dynamique.

 

Sauf que quand je suis rentrée, les 10 personnes présentes dans la boutique se sont toutes successivement tournées vers moi. A la 10eme, j'ai quand même fini  par demander euh si je dérangeais, pour être regardée comme ça (on sait jamais, d'ici qu'une démonstration soit en cours) et une vendeuse m'a dit que oui bon, quelque chose se préparait mais que je pouvais rester, j'avais l'air bien sympathique-ooooh mon dieu, ils préparent un happening, ils vont se lancer des bonbons -ceux posés sur un piédestal au centre du magasin- tout en se désapant, revêtus d'un string en Pez -ceux vendus à côté des boites Haribo. J'ai tourné un peu, aucun produit n'était soldé, sauf des objets portant des noms d'animaux et tout à fait hors de prix, pendant que je voyais une caméra faire la mise au point, deux personnes être photographiées et forcément, j'ai fini par demander.

 

Bon alors pas de bol mais celle à qui je me suis adressée parlait anglais mais ils présentaient ce soir même une nouvelle game de jouets totalement indécelables. Un rouge à lèvres qui ressemble vraiment à un rouge à lèvre mais qui est un ... vibro de poche. Un mascara -tiens, regarde, je l'ouvre, je te montre la brosse avec les picots en plastoc et ooooh ça vibre et même qu'il y a plusieurs vitesses. Et donc on pouvait l'avoir dans son sac sans que ça paraisse suspect. Je lui ai dit que ça me paraissait difficilement imaginable d'avoir un orgasme au boulot mais j'ai pas du tout assez bien prononcé la négation, elle a compris l'inverse avec un grand "exactly !!!" enthousiaste.

 

Je suis rapidement partie, découragée, à l'idée qu'on puisse acheter ça. Alors que les vibros à strass sont tellement mignons.

 

Heureusement que j'ai quand même fini par trouver mes Docs, même si pour cela, j'ai du rentrer dans une boutique de hip hop rue St Denis et qu'en plus j'ai marchandé avec le vendeur pour les obtenir au même prix que celles partout ailleurs (sauf que partout ailleurs, y en avait plus de soldées).

 

Mes pieds vont souffrir, chouette. Et mon intérieur sera épargné, que demande le peuple ?

 

Par Vanaheim - Publié dans : Moi et mon nombril
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés